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Standard
de travail du Griffon d'arrêt à poil
dur Korthal
À
la demande de la Commission d’Utilisation de
la S.C.C., faite auprès de tous les clubs de
race, d’établir un document de synthèse
sur le standard de travail de la race dont ils ont
la charge et ce aux fins d’information auprès
de tous les juges de travail, la Commission d’Utilisation
du Club du Griffon Korthals après avoir travaillé sur
le sujet a établi le document présenté ci-dessous
et qui fut approuvé par le Comité lors
de sa réunion du 26 septembre 2009.
Synthèse
standard de travail
Griffon
d’arrêt à poil dur KORTHALS
Les
épreuves de travail ont pour but de mettre en
avant sur le terrain les meilleurs représentants
désignés à l’attention des éleveurs
désireux de produire des chiens de qualité,
c’est-à-dire des géniteurs qui
ont conservé
au plus haut point les caractéristiques de leur
race et la passion de la chasse au-travers du titre
de trialer et pour les meilleurs le titre de champion,
mais bien entendu et surtout dans le cadre du style
inhérent
à notre race.
«Le
style de race, au même titre que les caractéristiques
morphologiques, est un caractère ethnique indiscutable
de l’ensemble raciale que les Clubs et les éleveurs
ont le devoir de maintenir » (Citation de
Monsieur Robert MARTINEAU 1973 bulletin Club du
Griffon KORTHALS).
Particularité
du griffon : le
standard de travail du griffon a donc été établi
d’après le standard de race pour déterminer
les allures spécifiques du griffon KORTHALS.
La
quête :
l’étendue de la quête n’a
aucun rapport avec la morphologie, il s’agit
généralement d’un problème
de mental, de passion et de dressage. Chez
le griffon, la quête doit être étendue
latéralement, voire très étendue
dans la mesure où le chien reste dans
la main de son conducteur. Celle-ci doit
toujours
être appréciée en fonction du biotope
exploré.
Le
galop :
chez le griffon, le galop doit être soutenu
et constant, légèrement basculant,
le corps paraît balancer légèrement
d’arrière en avant autour de l’axe
fictif du centre de gravité. À éviter
les galops trop nerveux. Il ne doit pas
y avoir de contrôle au sol. Un chien
court donc comme il est construit et en fonction
de l’emplacement de son centre de gravité,
qui chez le griffon, est estimé au niveau
de l’estomac, c’est autour de cet
axe fictif que le galop du KORTHALS accuse un
très léger mouvement de bascule
qui varie en fonction de la nature du terrain. À noter
que lorsque le chien est fatigué, le basculement
s’accentue. Par ailleurs la ligne
de dos qui est longue, doit être tendue
favorisant l’impulsion, de plus l’obliquité de
l’épaule et la longueur de la cuisse
favorisent la vivacité
et les jarrets coudés la souplesse. Le
griffon doit avoir une course aisée et souple.
La
vitesse :
la quête chez le griffon doit être
rapide, vive et soutenue. Mais la vitesse
doit être relative, de type continental,
cela veut dire qu’un griffon n’a
pas à galoper aussi vite d’un pointer
ou un setter.
Le
port de tête :
il doit être au moins dans le prolongement
du dos. La tête est portée
légèrement en avant et vers le
bas, faisant angle avec le cou, c’est le
port de tête en « marteau ». Le
travail de l’émanation et sa remontée
doivent toujours se faire le nez haut.
Les
remontées d’émanation :
au moment de la première prise d’émanation,
le griffon relève le nez, puis en un second
temps il va ralentir son allure, il va quitter
son exploration méthodique et monter dans
le cône d’émanation, la tête
relevée dans la direction où il
a localisé le gibier. Il va avancer
en souplesse avec décision, ses appuis
fléchissant progressivement, pour finir
rasante.
Cette phase est très styliste, elle doit valoriser
nettement la prestation par rapport aux autres qui
ne démontreraient pas ces qualités lors
d’une remontée d’émanation.
Les
arrêts :
les arrêts peuvent être debout (plantés),
si bloqués en pleine course. Ce
sont des arrêts dit courts, le point doit être
accordé, mais il n’a pas
été travaillé, ce qui ne doit
pas permettre l’attribution d’un CACT ou
d’une RCACT. Les arrêts couchés
doivent être pénalisants, sauf en cas
d’arrêt surprise en bout de lacets (ceux-ci
ne permettant pas l’attribution du qualificatif
ex). La posture recherchée doit être
une position d’arrêt fléchie. Le
patron doit être de type continental, avec une
position debout, pouvant être fléchie
pour les plus stylistes.
Les
coulés :
il est souhaité que les coulés
soit du type félin, c’est-à-dire
que la progression doit se faire complètement
fléchie, presque rampante, le cou toujours
tendu, le nez relevé, pour les connaisseurs
c’est le summum dans l’expression
du style chez le griffon. À éviter
les coulés saccadés et nerveux.
Ces expressions de style doivent également être
prises en compte pour l’attribution d’un
CACT ou d’une RCACT.
Le
fouet :
le fouet ne doit pas fouailler. Le fouaillement
traduit généralement un arrêt
sur lequel les oiseaux ne sont pas verrouillés
ou des oiseaux qui ne sont plus dans l’axe
du chien. Ce défaut là doit être
pénalisé. Si le fouet reste
entier, son port reste tranquille, on évitera
ainsi le fouet porté en panache dans les
virages et le fouet qui s’agite nerveusement
lors d’une prise d’émanation.
Généralités :
le CACT et le RCACT se situent au même niveau
et ne peuvent être attribués que si
le point a été travaillé. On
entend par là, le travail de l’émanation
(connaissance) et rien d’autre. On
l’oppose parfois au point de surprise.
Le
CACT et le RCACT ne peuvent être attribués
qu’à des sujets montrant des allures
typiques de la race.
Le
26 septembre 2009
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